GPEAMV®

ARTS EXTERNES

"Les arts externes que l'on peut décrire comme l'étude du combat à mains nues et l'acquisition d'un savoir faire dans le domaine de l'auto-défense, représente l'aspect le plus visible des arts martiaux."

 

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Nous pratiquons sans aucune motivation de performance sportive. Notre étude, notre pratique se base sur la défense personnelle et celle d'autrui. Nous pratiquons "au cas ou", nous prenons considération de la notion de DANGER, que rappelle  sans cesse une approche réaliste et qu'oublie facilement l'approche sportive, dans la nécessité de se protéger et des prises de risque à s'exposer. Lorsque l'on à bien conscience de ceci, tout en veillant à continuer de se perfectionner, on évite le plus possible les conflits et l'on se tient tranquille. 

Le GPEAMV n'est pas seulement un foyer ou nous apprenons des techniques, un savoir faire, c'est aussi un lieu de rencontre et d'échange de connaissances, avec des amis, des passionnés de tous horizons qui s'intéressent aux arts martiaux vietnamiens. Qui souhaitent apprendre les traits essentiels et l'esprit respectueux de l'art martial d'un peuple ayant la tradition de se battre contre les armées de nations puissantes de ce monde.

Il existe une multitude de style de combat, chacun ayant des particularités, ces particularités, certain n'utilisant que les poings, d'autres utilisant surtout les jambes, les coudes et les genoux ou encore privilégiant les projections, les luxations ou le combat au sol, certain combinant des patchwork de techniques. Il serait donc simpliste de considérer qu'un style de combat pourrait être  plus efficace qu'un autre . A un haut niveau de pratique, lorsque le pratiquant dépasse l'aspect technique, il peut appliquer librement les principes qu'il a travaillé.

"Il n'y a pas de bonnes ou de mauvaises méthodes de combat, il n'y a que de bons ou de moins bons pratiquants." 
 

Ceci étant dit le GPEAMV étudie plusieurs style d'arts martiaux vietnamiens.

Chacun de ces styles ayant leur particularités, que se soit dans le travail de percussion, de clés articulaires, de luxation, de projection, combat au sol etc...

Dans l'utilisation des armes naturelles du corps : coude, tibia, pied, genoux, formes de mains, formes de poings etc...

VO THUAT - Technique de l'art martial

style étudié

- VOVINAM VIET VO DAO
- NGHIA LONG VIET VO DAO
- THIEU LAM
- VINH XUAN 
- VO VAT 
- CAM NA 
- VO KINH
- VO TU DO

 



VOVINAM
Traduction l'art martial vietnamien 

L'histoire : On estime que le Vovinam Viet Vo Dao est né officiellement en 1945 à Hanoï (Hà Nội). Maître Nguyễn Lộc alors âgé de 33 ans, fait une démonstration et présente le résultat de ses longues années de travail consacrées à codifier et organiser un nouvel art martial censé réunir toutes les techniques d'arts martiaux présentes au Vietnam. D'après ce que l'on sait, il décida assez jeune de partir voyager à travers le pays pour aller à la rencontre de tous les maîtres d'arts martiaux mais aussi de lutte et de boxe afin de s'en inspirer pour créer son propre art martial, synthèse de toutes les techniques de combats enseignées au Vietnam.

Le Vovinam Viet Vo Dao est un art martial très complet qui comporte une grande variété de techniques. Des techniques d'attaque, de self défense, de contre-attaque dont l'apprentissage se fait avec un partenaire ;
des chiến lược stratégies de combat ;
des positions d'attaque ou de défense, parfois inspirés du bestiaire asiatique (tigre, dragon, serpent...) ;
des Quyen qui permettent de revoir seul ses techniques et les étudier. 
des Song Luyen qui sont des combats fictifs (sorte de Quyens pratiqués à deux) 
La partie essentielle du programme, est composée de techniques de poings, de pieds, de sabres (tranchants de la main), de coudes, de genoux, de balayages, de blocages, d’assauts, de self défenses, de clés, de contre attaques, de projections…
Les positions sont très importantes au Vovinam, elles font partie intégrante du vocabulaire gestuelles de l'art. Les techniques reposant toujours sur un bon placement et un bon déplacement du corps. On retrouve des positions communes à la plupart des arts martiaux telle que la position du cavalier mais aussi des positions plus spécifiques comme la position du chat. 
La lutte était le style de l'école familiale de Maître Nguyễn Lộc, elle représente un ensemble de 28 techniques  et 3 Song Luyen. 

 

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NGHIA LONG
Traduction dragon loyale 

L'histoire :  L'école Nghia Long Viet Vo Dao est fondée en France et puise ses origines dans le Vovinam Viet Vo Dao. C'est vers la fin des années 1970 alors que la fédération française de Viet Vo Dao se livre à des guerres intestines que l'école Nghia Long Viet Vo Dao sera créé à l'initiative du Professeur Phang Hoang président de fédération française de Viet Vo Dao (à cette époque,  Phang Hoang n'était pas un maître d'arts martiaux. Il se vit offrir le titre de maître honorifique par le maître Le Sang, pour son travail dans l'organisation de la fédération hors du Vietnam)
Sous la tutelle du professeur Phang Hoang l'expert de L'ÉQUIPE MOBILE Do Long devient Maître de l'école Nghia Long Viet Vo Dao nouvellement créé. 

Le programme du style NGHIA LONG est similaire à celui du Vovinam. La différence repose sur l'étude des Quyens ainsi que le programme de self-défense. Hormis cela les techniques de base, positions, song luyen sont ceux du Vovinam. 

 

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THIEU LAM 
Traduction de Shaolin en vietnamien 

La légende : Bodhidharma était ce moine indien légendaire qui arriva au monastère de Shaolin vers l'an 520 après avoir passé neuf années en méditation dans une grotte où il y trouva l'illumination. Il instruisit par la suite les moines qui étaient de faible constitution à une pratique martiale pour les aider à ce défendre contre les animaux et les brigands qui rodaient autour du monastère.
Il mit en place le traité de renforcement des muscles et tendons, basé sur l'attitude des animaux, ainsi que le traité de lavage de la moelle (khi công).
Il fut également le fondateur d'une doctrine qui partie à la conquête du monde sous le nom de Bouddhisme Chan ou Zen.


Le THIEU LAM est arts sino-vietnamien du nord Vietnam 
Sa pratique va être principalement axée sur l’apprentissage des 72 mouvements de base et les 18 quyens de  Bodhidharma, qui vont constituer la base fondamentale.
Les 72 mouvements de bases et les 18 quyens de Bodhidharma comportent les techniques de positions, les techniques de coups de pieds et les frappes de mains.
Un gros travail de renforcement du corps, notamment d'endurcissement va être nécessaire pour pouvoir faire face à des contacts durs lors des combats ou des applications en deux par deux. Mais ces endurcissements ne doivent pas être excessifs, seule la régularité de la pratique compte. Le corps doit être renforcer, mais non déformé.
La pratique du THIEU LAM comporte  le travail des Quyens et des armes traditionnelles. 

 

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VINH XUAN 
Traduction de Wing Chun en vietnamien 

La légende : Aux alentours de la moitié du XVII siècle le monastère de Shaolin, assiégé par les Manchous, fut détruit par un incendie et, selon la légende, à la destruction survécurent uniquement quelques moines, poursuivis comme opposants des Manchous. Parmi les survivants se trouvait une femme, la religieuse Ngu Mai (Ng Mui), qui, pour se défendre des moines traîtres, décida d'élaborer une méthode de lutte à courte distance, faisant contraste avec le style Shaolin. En observant la lutte entre une grue et un serpent, Ngu Mai comprit que l'application des mouvements d'ailes de la grue, ainsi que de la souplesse des mouvements du corps du serpent, permettaient de développer une méthode plus adaptée au combat à courte distance. Elle créa donc un style qui favorise les positions courtes et hautes et le combat à distance rapprochée, en opposition avec les positions basses et statiques et le combat à longue distance qui caractérise le style Shaolin.

Le VINH XUAN est un art martial sino-vietnamien dont la pratique se concentre sur la relaxation et la coordination du corps, permettant de développer sa puissance, sa vitesse et son équilibre général. Elle vise à atteindre l’adaptabilité et le naturel dans les actions. Le VINH XUAN a une approche directe, scientifique et clinique du combat. Sa spécificité est la vitesse et la puissance interne. Comme tout art martial, l’aspect combat n’est qu’une partie de tout le système, la relaxation mentale, physique et la santé n’en sont pas moins importantes ...

Ses techniques de mains sont particulièrement efficaces pour le combat rapproché jusqu'au corps à corps sans aller au sol. Il s'agit des mains collantes. Les bras restent souples au possible en liaison avec une pression constante vers l'adversaire, quoi qu'il tente, ce qui permet de dévier et contrôler facilement les coups afin de protéger son centre (le méridie, renmai précisément), et de placer ses propres frappes à la moindre ouverture de garde de l'adversaire.
Les coups, donnés à faible distance, n'ont pas besoin d'être accélérés par la pratique interne du Qi Gong. Cette pratique interne consiste à donner une explosion de force interne d'une amplitude réduite après avoir touché la cible à faible vitesse. C'est tout le corps qui produit cette onde de choc, utilisant à la fois le poids du corps, la détente globale du corps utilisé comme un fouet et l'addition des forces de toutes les articulations. Ces qualités sont travaillées dans toutes les formes, progressivement, jusqu'à en venir à réaliser le fondement du Qi Gong et de sa circulation dans les méridiens. Interne veut dire se maitriser soi-même et non pas maitriser son adversaire en premier.

Le VINH XUAN comporte peu de techniques de jambes. Toutes les parties du corps sont à percuter en double frappe, à commencer vers "les deux têtes", c'est-à-dire les yeux et les parties génitales.
Des techniques similaires existent pour les jambes que l'on désigne par les "jambes collantes", qui permettent d'éviter les tentatives de balayages et de projections adverses, elles permettent également de contrôler l'adversaire par une pression sur ses pieds et genoux. Remarquons la garde de face, jambes fléchies vers l'intérieur : c'était la tenue d'une brebis entre ses jambes pour la tondre sans qu'elle puisse s'échapper. La garde moderne occidentale en fente avant est par exemple une erreur qui dénature la tradition et la transmission, au passage ...

Le VINH XUAN  utilise un mannequin de bois. Outil très utile pour améliorer les déplacements, la vitesse et la précision des techniques, endurcir les membres mais surtout pour développer les sensations et réflexes des bras et jambes des déplacements et cela sans l'assistance d'un partenaire en chair et en os. Ce mannequin de bois est plus ou moins de la taille d'un homme,  muni de 3 bras et d'une jambe.
Selon les lignées du VINH XUAN , la forme exécutée sur le mannequin est composée de 196 mouvements, 116 mouvements, 108 mouvements, voir 88 mouvements. Dans plusieurs lignées, cette forme se travaille à deux : un pratiquant déroulant la forme, l'autre jouant le rôle du mannequin en enchaînant les attaques. La séquence peut alors se faire en restant fixe ou en déplacement, nous retrouvons ici une forme de SONG LUYEN propre à l'étude du Viet Vo Dao.

 


 

VO VAT
Lutte traditionnelle vietnamienne 

Le VO VAT regroupe tout ce qui concerne le corps à corps. Son but est de dominer ou de soumettre son adversaire grâce à un éventail technique très vaste comprenant des projections, des clés articulaires, des immobilisations, des contrôles, ainsi que des étranglements et de travail au sol ...

La soumission symbolique est un honneur pour celui qui l’applique et gratifie celui qui reconnaît sa propre défaite. 

Sur le plan traditionnel, le VAT se pratique torse nu et en short, cela évite toute aide de saisie du Vo-Phuc (Tenue de pratique).

 


 

CAM NA
Traduction de Chin na en vietnamien   

Littéralement 
THE  technique 
CAM saisir agripper 
NA contrôle 
Technique de saisi et de contrôle ...

Le CAM NA est un ensemble de techniques des arts martiaux vietnamien qui servent à saisir puis contrôler un adversaire. Le CAM NA, ne constitue pas une discipline à part entière mais un type de techniques que l'on retrouve de façon plus ou moins importante selon les écoles et les disciplines.

Avec les frappes et les techniques visant à projeter ou amener un adversaire au sol, il constitue les techniques de combat à mains nues des arts martiaux vietnamiens. 

Le CAM NA est probablement aussi vieux que les techniques de lutte. Selon certains documents archéologiques, la lutte aurait précédé les techniques de boxes. Il a sans doute une origine chinoise, mais il fut peut-être influencé par des arts martiaux indiens lors du contact avec le bouddhisme, car il existe aussi en Inde des systèmes de combat basé sur les contrôles articulaires.

Le CAM NA s'est peaufiné au fur et à mesure que les connaissances de l'anatomie et de l'acupuncture se précisait. En effet ce système de combat fait une large place à une connaissance poussée de l'anatomie humaine.Le CAM NA n'a pas de cursus défini mais il comporte une théorie très poussée qui en fait un système hautement efficace et adaptable à bien des arts martiaux. Il est souvent divisé en cinq catégories :

Action sur les muscles/tendons 
Action sur les os/articulations 
Action sur la respiration 
Action sur la circulation sanguine 
Action sur la circulation énergétique 
Cependant, il est rare qu'une technique de CAM NA n'ait qu'un seul effet. Ainsi une technique pour déchirer les tendons peut aussi disloquer une articulation.

Le CAM NA n'est pas qu'un ensemble de clés de bras. Il comprend des contrôles aux doigts, aux poignets, aux coudes, aux épaules, au cou, à la taille, aux genoux, aux pieds (les membres inférieurs comprennent moins de techniques), des attaques aux points vitaux, mais aussi des étranglements, des techniques de boxe, des projections et des soins.

L'étude du CAM NA au GPEAMV est divisé en 5 niveaux

- 1er année : les doigts 
- 2 ème année : les poignets 
- 3 ème année : les coudes 
- 4ème année : les épaules et le cou
- 5ème année : les jambes

 


 

VO KINH 
Etude des points vitaux 

 

Le corps humain est construit de telle sorte que ses organes vitaux trouvent des défenses solides face aux agressions externes. Il existe cependant des zones de l'anatomie humaine, des points de confluence des réseaux nerveux, circulatoires, aussi bien sur des tissus mous que sur des tissus osseux, où la structure musculaire et squelettique s'ouvre à l'extérieur et devient particulièrement vulnérable. Ces zones et points vitaux qui ont été décrits par la tradition orientale ainsi que par l'anatomie et la biologie moderne sont la matière sur laquelle travaille  le VO KINH ou l'art des points vitaux. Plutôt qu'un style martial, le VO KINH est un chapitre qui a été objet d'étude dans pratiquement toutes les écoles traditionnelles de combat du passé, généralement traité comme un art secret. Egalement connu en Chine sous le nom de Dim Mak, le VO KINH est un complément essentiel pour ceux qui souhaitent accroître l'efficacité de leurs techniques de défense, quel que soit le style qu'ils pratiquent. 
Afin de parfaire notre étude du VO KINH nous avons constitué un GROUPE D'ÉTUDE DE KUYSHO sous la tutelle de Kyusho International.

 

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MMA / VO TU DO 
Boxe libre vietnamienne 

La légende : c'est une forme de boxe originaire du sud-Viêt Nam, aire géographique correspondant au lieu de naissance du royaume historique du Funan (ier siècle de notre ère) et région de peuplement khmer (les khmers khöm); intégrée au Viêt Nam actuel en 1949, à l'époque du Protectorat français.
Les experts et maîtres de différentes pratiques martiales se rencontraient tous les 2 ou 5 ans en fonction des provinces du Viêt Nam, dans combat singulier afin de prouver l’efficacité de leurs écoles. Il reste peu de trace des terribles combats de Vo Tu Do. 
Il y eut différentes périodes concernant le Vo Tu Do. Les premières rencontres étaient les plus dures, les combattants n’avaient pas de protection, et il n’y avait pas d'arbitre ni de limite de temps. Le combat pouvait se terminer par abandon, KO, ou à cause d’une blessure grave.
Les derniers combats de Vo Tu Do se sont déroulés en 1965 à Saïgon.

Le VO TU DO est une forme de combats rituel plus ou moins apparenté à la boxe khmers ou la liberté technique est voulu de façon à pouvoir confronter différente pratique les une au autre. Forme de combat libre que nous pratiquons au seins du GPEAMV à différents degré d'intensité et équipé selon ses derniers de protections (coquilles, casques, protège dents, gants, protèges tibias etc ...) afin de préserver l'intégrité physique des pratiquants. 
Il nous faut retirer la notion de règles. L'idée d'associer les concepts de combat et des règles est une aberration. Si nous combattons à l'entraînement avec des restrictions, nous développons de mauvaises habitudes en n'étant pas prêts à subir n'importe quelle attaque.

 

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"La discipline est le pont entre les objectifs et les réalisations"